En 2006, l'Etat avait adjugé par une procédure d'enchères des licences d'exploitation de services Internet à haut débit par voie hertzienne, une sorte de super WiFi, baptisé WiMax pour Worldwide Interoperability for Microwave Access. Cette norme technique basée sur le standard de transmission radio 802.16 a été validée en 2001 par l'organisme international de normalisation IEEE. En théorie, une antenne WiMax permet de couvrir une zone de 50 kilomètres carré avec des débits totalement théoriques de 70 mégabits/s.
Plusieurs opérateurs s'étaient lancés dans l'aventure, avec en premier lieu Bolloré Télécom, le groupement Maxtel et de nombreuses collectivités territoriales, en particulier des régions, soucieuses d'ouvrir à tous leurs concitoyens le champ de l'Internet haut débit. Au total, l'Etat avait attribué 49 licences pour une récolte de 125 millions d'euros. Free/Iliad détient de son coté la seule licence nationale, acquise au petit opérateur normand Altitude Télécom.
Des analystes partagés
Deux ans plus tard, pas le moindre poteau en vue. Et l'Autorité de Régulation des Communications ARCEP nous promet un bilan sans concession sur le sujet. Le WiMax sera-t-il l'Arlésienne des télécommunications nationales ? S'agit-il d'une technologie mort-née ou au contraire d'une voie d'avenir. Ou peut-être d'une technologie complémentaire vouée à vivoter dans les quelques zones non couvertes par l'ADSL, le câble ou le satellite.
Source ITR
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